Dilili à Paris

Dilili à Paris 2018

Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d’un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et le vivre-ensemble…

COMMENTAIRES

Le film est très réussi, splendide visuellement, et avec un scenario mêlant le divertissement et un fond plus sérieux (le message féministe, mais pas que , parfois brièvement, au détour d'un dialogue, d'une scène...).
La volonté d'introduite parfois très brièvement nombre de personnalités de l'époque a conduit à des anachronismes (ou des incohérences) : la présence du Prince de Galles pas encore Edouard VII situe l'histoire au plus tard vers 1900/1901, mais d'autres détails renvoient plus à la période 1910 (on aperçoit le Sacré Cœur dans le décor, par exemple). Mais, si les personnages en question ont existé, l'histoire, elle, relève du pur imaginaire, ce n'est donc pas très grave (on notera par ailleurs que l'histoire n'est pas datée précisément). Et la fin, si elle est un peu bâclée scénaristiquement parlant, est un beau moment féérique.
PS Il manque juste à cette histoire une allusion au cinéma (on voit une affiche pour le "cinématographe", mais ni Méliès ni les Lumière ne sont intégrés à l'histoire -alors que Mucha est cité pour ses affiches-). Ou alors c'est que j'ai loupé un dialogue...

Film d'animation de Michel Ocelot différent des Walt Disney, j'ai aimé que ça se passe à Paris

Ce qui me plaît le plus, c'est que même si les passages les plus sombres sont simplifiés, ils ne sont pas non plus trop édulcorés. Bon, on a pas de coups de fouets qui arrachent la peau ou autres scènes bien effrayantes, mais celles qui sont montrées sont suffisamment terribles et symboliques pour que tout le monde se rende comptent à quel point les Mâles-Maîtres sont horribles. Ce film fait donc partie de ma liste (parfois beaucoup trop courte) de films qui ne prennent pas les enfants pour des abrutis finis.

"Je suis heureuse de vous rencontrer"

Belle idée d'utiliser des photos de Paris en fond. Dommage que la voix de la fillette soit aussi insupportable...

Les images sont belles, dans le pur style de Michel Ocelot. C'est un excellent conteur, les histoires de ses dessins animés sont enfantines, c'est vrai, mais c'est ce qui en fait le charme; c'est merveilleux (dans le sens 'conte merveilleux) et les visuels de ses œuvres sont magnifiques. Curieux de voir Dilili à Paris !

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