The Little Stranger

The Little Stranger 2018

COMMENTAIRES

Si The Little Stranger peine à véritablement convaincre, c'est certainement parce qu'il refuse de dévoiler sa nature et résiste constamment au spectateur. Sur le papier, c'est un beau parti pris, mais à l'écran, c'est un obstacle de taille. La romance est importante sans être développée plus que nécessaire, la famille est centrale sans que ses membres ne soient traités au-delà des figures imposées (particulièrement la mère, effacée, et le frère, vite éjecté), et tout le mystère qui entoure la maison reste tristement effleuré durant la majeure partie du film.

Lorsqu'enfin, l'histoire touche du bout des doigts ce qui était au fond le cœur de l'intrigue, c'est bien trop tard. Et quand le film explore frontalement les genres, c'est sans grande inspiration ni conviction. Une scène comme celle des tubes acoustiques, propice aux frissons, se révèle bien scolaire, et met finalement en évidence l'incapacité du film à trouver sa voie.

Avec plus d'1h50 au compteur, The Little Stranger ménage trop ses efforts, et se repose trop sur son ambiance sophistiquée et ses effets, préférant utiliser une interminable mécanique de l'attente et de l'interrogation, sans rien donner ou si peu à se mettre sous la dent. D'où l'impression d'assister à un défilé froid et désincarné, à l'image de son protagoniste glacial que le film aura tant de mal à utiliser.... c'est la critique d'écran largequi est parfaite...

Une histoire de ressentiments, de privilèges et de déchéance. L'aristocratie anglaise est à son apogée quand le Dr Faraday découvre pour la première fois La demeure. Lui l'enfant du peuple y pénétre pour être subjugué par la grandeur, les moulures, le luxe. C'est aussi la colère, violente qui d'un coup l'enflamme...

Nous suivons donc un Faraday adulte, médecin, partenaire des grands. Il revient dans ses terres natales et une nouvelle fois il entre dans ce manoir devenu masure. Ce n'est plus de la jalousie mais de la pitié qu'on a pour ses trois derniers habitants.

Le film s'attarde sur les relations entre Faraday et Caroline (une aristocrate en botte de jardin et pull jacquard). On suit deux personnages qui cherchent quelque chose en l'autre. De l'amour ? Ou plutôt des intérêts plus sombres ?
Le film s'éternise. Il pose les bases pendant les trois quart du film.

Ok il y a des choses étranges dans cette maison, oui elle est peut être hantée mais ça n'arrive pas à relancer le film. La vie est lente dans la campagne et le film s'y accorde.

Une fin sous forme de chute (;)) qui n'a rien de surprenante.

Au final c'est l'histoire d'humains avec leurs parts sombres. Une part qu'ils ignorent parfois, incapable d'y faire face.

Quelques bonnes trouvailles, des symboliques intéressantes et facilement accessibles pour certaines. Des acteurs plutôt bons et en même temps bloqué dans Un rôle, un mouvement.
Manquant de rythme, la musique, les décors covenables mais suranées,et la place laissée au acteurs. . Pour un top sur le thème de la déchéance : physique (blessures, dos voûté), maison en ruine, stupidité dans les choix...

on s'ennuie de la première à la dernière minute, déception

Le réal de Room, Charlotte Rampling, Ruth Wilson, secrets de famille, suspense et fantastique... j'ai vraiment hâte

Oui ! vite ! J'ai hâte de voir ça ; la belle Ruth Wilson ... après, le fils Gleeson bof bof ... faut qu'il murisse encore un peu, peut être ...

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